MARCEL PROUST ET LA MUSIQUE.

Une première séance sera consacrée à une étude, au piano, de la partition des Meistersinger de Richard Wagner. Ce qui permettra de comprendre et de ressentir la logique interne d’un drame wagnérien articulé autour de la symphonie. En élargissant les prétentions de la musique, le compositeur allemand parvient à réaliser une pensée dans l’émotion.

Mardi 10 octobre à 14h

Ecole de musique, 8 boulevard Hippolyte Pinaud 95880 Enghien les bains.

La suite du programme sera consacrée à deux grands artistes qui collaborent au ballet et au théâtre entre 1917 et 1932. Nous commencerons par Pablo Picasso, le ballet et le théâtre, avec des œuvres signées E. Satie (Parade, Mercure), M.de Falla (Le Tricorne), I. Stravinski (Pulcinella), G. Fauré (Cuadro Flamenco), D. Milhaud (Le Train Bleu) et A. Honegger (Antigone). Avec cette dernière œuvre, les deux créateurs rejoignent ce que Jean Genet appelle l’esthétique du minimum. Ils sont rejoints par Jean Cocteau qui poursuivra l’exploration de ce concept « grec » avec I. Stravinski dans Oedipux Rex.

Les mardis 17 octobre, 7, 21 et 28 novembre, 5 et 12 décembre à 14h.

Salle Europe, parvis de l’Hôtel de Ville.

Par Gérard Sutton. Prix du cycle 70€.

HISTOIRE DE LA MUSIQUE

MARCEL PROUST ET LA MUSIQUE.

Pour choisir la musique destinée à accompagner son ballet Proust ou les intermittences du cœur (1974/1988), Roland Petit a fait appel aux souvenirs de la gouvernante de Marcel Proust (1871-1922), Céleste Albaret. Cette œuvre chorégraphique nous servira de trame pour nous interroger sur l’univers musical de l’écrivain et les compositeurs qui ont joué un rôle déterminant dans sa vie : R. Hahn, C. Franck, G. Fauré, C. Saint-Saëns, C. Debussy, L. Van Beethoven…. Nous évoquerons en particulier ses relations avec l’œuvre de Richard Wagner et de Reynaldo Hahn.

REYNALDO HAHN (1875-1947)

Reynaldo Hahn est un jeune compositeur d’avenir quand il rencontre Marcel Proust alors âgé de vingt-trois ans. Il représentera toujours, pour ce dernier, la voix humaine et le sommet de l’idéal classique français. En évoquant la vie et l’œuvre de ce compositeur, nous nous attarderons sur les liens artistiques qui unissaient Marcel Proust et le compositeur.

RICHARD WAGNER ET LE WAGNERISME FRANÇAIS.

La mort de Richard Wagner à Venise, le 13 février 1883, laisse au monde une image d’« enchanteur » qui a fait dire au roi Louis II de Bavière qu’il était le dieu de sa vie. Du vivant même du compositeur, et à plus forte raison après sa mort, le « wagnérisme » se développe en Europe, et particulièrement en France. Le compositeur allemand y sera perçu tour à tour comme un « messie socialiste », un métaphysicien, un réformateur du théâtre, un suppôt de Bismarck ou un maître à penser d’une certaine « métapolitique » au sein de laquelle un système mythique tient lieu d’action sociale. Ce qui n’empêche pas l’œuvre wagnérienne de devenir une nourriture spirituelle de toute une élite artistique liée au mouvement « symboliste » et « décadentiste ».

Les mardis 24 janvier, 21 février, 7 et 28 mars, 18 avril, 2 et 16 mai à 14h.
Salle Europe, parvis de l’Hôtel de Ville.
Par Gérard Sutton. Prix du cycle 70€.